Quand une blogueuse se réconcilie avec elle-même

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Ça fait des mois que je n’écris plus… Que je n’arrive plus à coucher la moindre ligne, le moindre paragraphe… Que je fixe mon écran pendant des heures en espérant que finalement une idée va étinceler, le déclic va arriver. Un article va prendre forme dans ma tête, les idées vont jaillir et je remplirai facilement ce papier blanc au format A4… Mais rien…
Les semaines se sont multipliées. J’ai été engloutie dans une brèche qui m’avait séparée de mon alter-ego: cette blogueuse qui ne voulait rien de plus qu’écrire, raconter, partager…

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Une blogueuse en face d’elle-même…
cc: Maeva

Engloutie par le digital

J’adore le digital. Je me suis découverte une passion pour le blogging, le vlogging, les réseaux sociaux, et tout ce vaste monde du cybernétique, en 2016, alors que j’avais été nominée pour couvrir les élections présidentielles aux Etats-Unis. Là-bas, j’ai pu comprendre que la technologie pouvait être passionnante et apporter beaucoup à la communauté. Il fallait juste la conjuguer sur une note positive.

Seulement voilà. Le digital, ça vous aspire. Plus vous le découvrez, plus vous vous faites engloutir. Grâce au blogging, j’ai pu capitaliser sur mes premières connaissances en coding, renforcer mes capacités en graphisme, améliorer toutes ces stratégies de référencement, de rédaction journalistique et web, de photographie…

J’ai aussi pu me libérer de ces contraintes d’écriture que j’avais rencontré dans les desks d’organismes médiatiques, notamment par rapport a la ligne éditoriale souvent liée à la politique…
Seulement, avec cette aventure, je suis aussi devenue une victime de cette digimania.

Je n’arrivais plus à me défaire de la connexion. Je devais être connectée sans cesse. C’est devenu plus une obligation qu’un moment de détente, car je travaillais sur les réseaux sociaux.

J’ai pu trouver du travail grâce au blogging. J’ai pu donner des conférences, partir en mission, voyager, et bien sûr gagner ma vie. Oui, car si j’aime valoriser mes talents, j’aime aussi les rentabiliser.

Tiasy
J’ai visité la QMM à Fort-Dauphin, en novembre dernier.
cc: José Belalahy

J’aime être reconnue pour mes compétences, mes capacités, mes talents, mes valeurs, les causes que je défends. Seulement, toute médaille a son revers.

Entre gagner ma vie et conserver la source de mon inspiration, un fossé s’était creusé. J’avais oublié pourquoi j’avais, au début, blogué. J’avais décidé de bloguer. Pourquoi? Pour qui?

Je blogue…

J’ai mis du temps à me retrouver. J’ai dû faire, littéralement, la paix avec moi-même.

Je blogue parce que j’ai besoin d’écrire. Oui, c’est un besoin, plus qu’une envie. J’ai besoin d’écrire pour aligner mes idées, pour évacuer toutes ces pensées dans ma tête qui m’empêchent de dormir la nuit. Je blogue pour moi.

Je blogue pour partager ce que je ressens, ce que je vois, ce que je vis, à qui veut bien le lire. Ça me fait du bien de savoir qu’il y a sur cette Terre des gens qui partagent mes ressentis, que je ne suis pas si seule dans ma folie.

Je blogue aussi pour me dégager de ma solitude. Car il y a des choses que l’on ne peut pas dire, mais qui sortent et se comprennent mieux à l’écrit.

Pour partir plus loin dans mes motivations profondes, je blogue car j’ai envie de contribuer à apporter un changement positif à ma communauté, et c’est un moyen pour moi de faire la part des choses.
Le changement ne sera peut-être pas immédiat, pas même dans un futur proche, mais à travers mes textes, je pense quand même apporter ma modeste contribution au développement de mon pays. Et le digital me facilite grandement la tâche!

Entre un leader d’opinion, si j’ose le dire, et un Influenceur positif, voilà ce qui me pousse à taper ces mots sur mon clavier. A partager, à inspirer, à former…

Et c’est ce qui m’a, après plusieurs semaines de contre-production, poussé à écrire de nouveau.
Apres plusieurs mois de conflit intérieur, je me suis réconciliée avec mon alter-ego : cette blogueuse forte et pleine de vie que j’avais pensé perdre, qui était passée en mode silence-radio, que je croyais être complètement disparu de mon être. C’est elle que mes lecteurs attendent.

Cette pression de devoir produire m’oppressait. Non pas parce que j’avais, justement, une obligation de produire, mais surtout parce que ma blogueuse préférée avait plongé dans le coma.
Elle s’est réveillée aujourd’hui, plus forte qu’auparavant, prête à affronter cette nouvelle année avec tous les défis qui se présentent! Rebonjour Tiasy!

Tiasy
Rebonjour! :3 😀
cc: Natia Tsiky Ranaivoarisoa

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2 commentaires sur “Quand une blogueuse se réconcilie avec elle-même

  1. Je suis content que vous vous êtes réconcilié . Je comprends ton envie de partage. Je connais uen personne qui veut etre youtubeuse juste parce qu’elle ne peut pas garder pour elle seule ce qu’elle ressent.
    C’est super ce que tu fais !

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