Et si je commençais mon nomadisme numérique à Nosy Be ?

Article : Et si je commençais mon nomadisme numérique à Nosy Be ?
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19 février 2021

Et si je commençais mon nomadisme numérique à Nosy Be ?

J’ai enfin réalisé mon rêve ! Voyager et visiter l’île de Nosy Be, à Madagascar : une légende, un mythe pour les touristes étrangers mais aussi locaux. Car oui, quand on parle de Nosy Be, on pense belles plages, on pense vacances, on pense soleil, on pense fun, on pense fêtes, on pense bières, on pense boîtes de nuit… Et moi, en plus de tout cela, je pense «nomadisme numérique» et délocalisation.

* Cet article n’est pas une publicité pour le tourisme, même si cela y ressemble et y contribue automatiquement. J’y couche surtout mes aventures à Nosy Be, mes impressions, et mes pensées intimes. En espérant quand même, chers lecteurs, qu’elles vous intéresseront.

Pourquoi du nomadisme numérique ?

Liberté. cc: Une amie que j’ai rencontré là-bas

Je me décrirais comme une amoureuse de la liberté. Une âme extravertie mais également devenue solitaire, à force d’aspirer chaque émotion un peu trop profondément. Parce que je passe mon temps à ressasser et à évaluer ma vie : futur, passé, présent. Chaque seconde, chaque heure, chaque minute. Hypersensible, en demande d’attention, avec une envie contradictoire d’indépendance et d’autonomie… Je vous avoue que parfois, même moi et les multiples personnes dans ma tête, nous nous disputons. Dans ces moments, je me pose des questions existentielles, comme mon amie Audrey, que j’ai d’ailleurs rencontrée à Nosy Be, me dirait.

Je trouve que le nomadisme numérique me va bien. J’aime être seule (même si parfois je ne supporte pas la solitude aussi). J’ai fini par apprécier ma propre compagnie car j’ai l’impression que rien ni personne ne pourra jamais me satisfaire autant que moi. Oui, je suis malade dans ma tête et non, je ne veux pas me soigner.

Mon rêve : rester au soleil

Cependant, je ne veux pas passer ma vie comme un ermite. Je souhaite rencontrer de nouvelles personnes tous les jours. Pouvoir vivre sous les tropiques, dans une cabane (qui capte le wifi car ceci est un must en tant que nomade numérique)… Au bord d’une mer comme celle de Nosy Iranja. Et je veux pouvoir de temps en temps siroter un cocktail avec des amis.

La question qui se pose : où trouver ces amis qui semblent être tellement rares que j’ai presque perdu espoir. Et, d’après plusieurs remarques que j’ai eues : je fais trop un « fiainam-bazaha » (1) pour pouvoir avoir des amis et des petits amis qui me supporteraient, en tout cas à Madagascar.

Puis, si c’est pour vivre dans un pays où l’on est aussi étroit d’esprit, je préfère franchement m’exiler sur une île déserte, avec des tortues de mer, des dauphins et des crabes.

Mais pourquoi Nosy Be ?

Eh bien, je vous avoue que je n’ai pas trop la réponse à cette question. Nosy Be est une ville où le coût de la vie est cher. Et je dois vous avouer que les habitants ne sont pas forcément aimables (je vous invite à lire mon article sur ma première fois à Diego, les habitants de Nosy Be ressemblent beaucoup à ceux dont je parle dans l’article.) Et le pire : la route est gravement endommagée. En vérité, elle l’est tellement que je ne repartirai plus dans le Nord du pays sauf si on m’offre un billet d’avion aller-retour. Ou en aller-simple pour Nosy Be, pour rester, oui.

Mais malgré tout cela, comme je l’ai dit, je veux un endroit ensoleillé et chaud. Et enfin, je ne veux pas encore m’éloigner de la Grande île car il se peut que je doive rentrer, parfois, pour des raisons personnelles ou professionnelles. Et d’autre part, je voudrai partiellement vivre à Nosy Iranja. Comment ? Je ne sais pas, mais je sais que je veux, et quand je veux je peux.

L’intérêt du nomadisme numérique

Je veux faire du nomadisme numérique car j’ai toujours voulu voyager en travaillant. Je déteste travailler entre quatre murs, je hais la pression permanente des patrons, je hais le fait de devoir travailler à des heures non flexibles. Surtout si c’est pour ensuite courir après les bus d’Antananarivo et rentrer dans des quartiers où l’eau et le courant coupent tellement souvent, qu’on a l’impression de vivre à l’âge de pierre. Et encore, quand il pleut, je vous jure que vous devenez un cascadeur, un ninja, un combattant comme dans le clip « Fohazy ilay zaza » de Reko. Et ceci n’est pas une blague.

Je trouve plus d’inspiration quand je me retrouve dans un endroit chaud (vers les 30 degrés, au moins !), ensoleillé, avec une belle vue. Je suis plus efficace dans ces endroits-là.

La belle plage d’Iranja et moi. cc: Une amie que j’ai rencontré là-bas

Et, pour ceux qui se demandent, j’ai la possibilité de faire ça, grâce à mon travail dans l’industrie numérique. J’ai monté une start-up en juillet 2018 : Book News Madagascar. C’est à la fois un blog d’informations et une agence numérique qui fournit des prestations de service dans le domaine, avec pour vision d’apporter un changement positif à travers la technologie. Donc oui, je peux piloter mon entreprise à distance. Et je l’ai déjà fait à plusieurs reprises : à Toamasina, à Diego, au Kenya…

Mes vacances à Nosy Be : voyage organisé, aventures, expériences, mes plus belles vacances !

Si on parlait de mes vacances à Nosy Be, pour résumer, je dirais que ce sont mes plus belles vacances jusqu’ici ! J’ai 25 ans, j’ai voyagé dans beaucoup d’endroits, tant localement qu’internationalement, et j’ai passé mes plus belles vacances sur cette île.

Je suis partie en solo, comme d’habitude (ou je dirai, comme la plupart du temps). Comme je ne connaissais rien de cet endroit et que je voulais quand même y aller depuis un bon bout de temps, j’ai profité de l’offre de Marodia, un tour operator loca, dont la CEO est une bonne amie aussi.

Je voulais également, pour la première fois de ma vie, passer les fêtes de fin d’année en dehors d’Antananarivo.

Une hernie et de belles rencontres

Le 28 décembre 2020, me voilà partie, sac au dos, caméra et trépied en plus, prête pour une aventure sur route de mille kilomètres et plus (note pour moi-même : ne plus jamais refaire cela, haha). Vingt-huit heures de route et environ trente minutes de vedette rapide, vieille de plusieurs années. Un voyage qui m’a donné une hernie, mais qui m’a aussi fait rencontrer de nouvelles personnes, bronzer au soleil, prendre une des plus belles photos de la planète, et me sentir heureuse comme je ne l’ai jamais été ! Et oui, les mille kilomètres valaient le coup !

C’était la première fois pour moi que je participais à un voyage organisé. C’était un peu comme une colonie de vacances, mais avec zéro limite d’âge. Il y avait plus de nourritures, plus d’échanges, plus d’ambiance, et de temps en temps, plus de frustrations (haha). Ne vous méprenez pas, j’ai vécu une expérience unique et très constructive. J’ai découvert diverses personnalités : du plus sympathique au plus chiant. Ces rencontres m’ont appris à être plus patiente, et j’ai appris à gérer un budget serré, quand on vit dans un endroit où un Coca PM coûte quatre milles Ariary.

J’ai également pu me faire de nouvelles amies, dont Audrey, mentionnée plus haut, Mih, Fah, et plein d’autres !

Des endroits paradisiaques

J’ai pu visiter des endroits paradisiaques. Madagascar est beau, Nosy Be mérite d’être visitée par chaque individu Malagasy. Il n’y a pas que la France, l’Angleterre, les Etats-Unis, la Chine ou encore le Japon qui sont beaux et qui méritent des selfies et des recommandations. Il y a Nosy Komba, Nosy Tanihely et Nosy Iranja.

Nous avons visité la forêt des lémuriens à Nosy Komba, et j’en ai profité pour également m’acheter de très belles boucles d’oreilles.

A Nosy Tanihely, nous avons pu profiter d’une plage couleur émeraude pendant deux heures. Nous avons aussi pu déguster des spécialités locales : un gros poisson bien frit, des brochettes de crevettes, du crabe bien cuit et des achards mangue à la vinaigrette.

Nous avons également visité Lemuria Land, l’usine d’ylang-ylang, et le groupe a visité Mont Passot pour admirer le coucher de soleil. Je n’y suis pas allée : Audrey, Jay (une amie de Tana) et moi, nous sommes allées en ville pour acheter des « voandalana » (2) et visiter un peu.

Moi à Lemuria Land. cc: Une amie que j’ai rencontré là-bas

La nuit du 31 décembre 2020, premier réveillon passé hors de Tana pour moi, j’étais hyper excitée ! Nous avons dîné avec le groupe. Ce dernier a joué une partie de loup-garou, et ensuite, quelques jeunes du groupe, dont moi, sommes partis à Ambatoloaka. C’est un lieu traditionnel pour passer le réveillon à Nosy Be. Boîtes de nuit, alcools à gogo, cigarettes … Tout ce que vous voulez, oui, les Nosibéens savent faire la fête ! Un peu trop, je dirais ! Toutefois, ce fut une belle expérience.

Et enfin, pour commencer l’année en beauté et clôturer ces belles vacances, quoi de mieux que de passer le 1er janvier à Nosy Iranja, l’île paradisiaque. Un banc de sable blanc, quelques parasols, une mer bleue comme on en voit uniquement dans les films, naturellement chaude et juste optimale pour la baignade (ni peu profonde ni trop profonde) vous attendent. Je n’ai pas les mots ; je vous laisse voir tout cela en photos, et également en vidéo sur ma chaîne Youtube que je viens de lancer (après deux ans d’hésitation). Bon visionnage et surtout – je déteste dire ça mais bon, ‘faut bien ! – abonnez-vous !

(1) « fiainam-bazaha »: expression malagasy pour qualifier la vie que des Malagasy mènent qui ressemblent à celle des étrangers, « vazaha » étant un terme pour désigner les étrangers, notamment les blancs, à Madagascar
(2) « voandalana »: mot malagasy pour désigner les souvenirs qu’on ramène de voyages
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Commentaires

LY Abdul Jabbar
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Très bel article, votre billet est une immersion du lecteur au cœur de ce récit, à un moment donné, j'ai cru être à Nosy Be. J'ai aimé.

tiasyraconte
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Merci à vous de lire. Venez à Nosy-Be un de ces jours. :)

Henry henes kaya bwana
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Votre article est tellement captivant. Il m'a fait voyager, mais fort malheureusement que c'est fut un voyage spirituel seulement. Sinon, je souhaiterai également visiter ce paradis.

tiasyraconte
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Merci à vous? C'est quand vous voulez. Je peux vous aider à organiser votre voyage!